jeudi 26 février 2009

... partir dans le Piauí

Chers tous qui nous faites le plaisir et l'honneur de nous suivre via notre blog.

Cela fait quelques jours que nous n'avons pas donné signe de vie car nous avions un accès restreint à internet et envie de profiter du Carnaval qui était bien différent de ce qu'on imaginait (on vous en reparlera) - il faut savoir créer le suspens... -.

Veuillez ne pas nous tenir rigueur si parfois nous ne répondons pas à vos mails ou vos commentaires. Par contre, cela fait toujours plaisir de vous lire.

Nous partons demain pour Gilbués dans le Piauí: environs 30 heures de bus (Recife - Picos - Floriano - Gilbués). Il semble (les informations nous manquent encore) qu'il n'y a qu'un téléphone et un Café Internet pour toute la ville.


En espérant vous retrouver (avant 4 mois) sur le net, nous vous embrassons tous bien fort.

Jean-Christophe & Séverine.

samedi 14 février 2009

... regoûter aux salles de classes


J-Ch
D'anciens réflexes sont prêts à ressurgir dans cette classe de la ville coopérative Pindorama.

... visiter une coopérative

J-Ch
Cette coopérative d'exploitant de canne à sucre a été crée par René Bertholet, un franco-suisse aujourd'hui decédé (probablement du canton de Vaud, si quelqu'un le connaît, faites-nous signe, merci). La coopérative est devenue une ville mafois très bien développée et organisée qui exporte différents produits artisanaux et alimentaires. Photos à venir...

... la catastrophe écologique

J-Ch
Bien que le processus soit un non-sens écologique, les grandes entreprises de monoculture de la canne à sucre continue (depuis toujours) à brûler les récoltes avant de les cueillir. "On va quand même pas tout changer maintenant, ou bien !"

... poser


... la convivialité


... vivre chez Ada


Voici un petit coup d'oeil sur la salle de séjour de la Pousada que nous fréquentons.

lundi 9 février 2009

... tomber amoureux des ouistitis


On ne résiste pas et on vous remet une photo de ouistiti (on a mitraillé, ils sont trop mignons !).

Vous pouvez aussi aller faire un tour sur ce site internet http://www.dinosoria.com/ouistiti.htm


... raconter

J-Ch:
Merci à ceux qui nous ont écrit, cela fait plaisir de rester en lien avec vous.
Apparemment il y a quelques problèmes pour inscrire un commentaire sur le blog. Nous ne savons pas à quoi cela tient. Si quelqu'un y entend quelque chose, qu'il nous fasse signe. Enfin bref, n'hésitez pas à nous écrire sur notre mail, cela nous ravi (uneanneepour@gmail.com) et nous essayerons de vous répondre si la ligne internet le permet.
Hier nous nous sommes levés à 6h30 pensant que nous avions rendez-vous pour visiter un projet de sensibilisation à la protection de l'environnement (probablement proche de celui que l'on s'apprète à faire). Mais nous nous sommes mal compris avec la personne qui nous a proposé l'affaire. La visite n'a lieu que après-demain. Alors nous avons pris un Café da manha et sommes allés sur la plage, après notre apprentissage quotidien de portugais. Il pleuvait. On se serait cru en Bretagne (mis-à-part les cocotiers). Bref, un temps d'hiver. Des températures en chute libre (environ 20 degrés).
Sur la plage nous avons constaté que bons nombre de déchets trainaient par là. Des bouteilles de PET, de l'Alu, du plastic, etc..., laissés là ou flottant dans la mer. Nous avons résolu de faire notre petit travail de la journée: le parapluie à l'envers a servi de réceptacle pour emmener un maximum de déchets. A vrai dire nous prenons à chaque fois les déchets que nous rencontrons sur la plage. Et à chaque fois, tant les touristes que les indigènes nous regardent d'une manière surprise et parfois amusée. Nous pensons que continuer à montrer l'exemple d'un comportement alternatif peut servir de petite graine pour faire grandir une conscience collective. Nous avons déjà fait autant que possible de la prévention auprès des enfants du voisinage. Pour les brésiliens, cela est tellement normal de jeter les détritus là où ils se trouvent que notre propos et notre comportement d'écologiste doit leur sembler vraiment bizarre.
Je pense qu'il est nécessaire qu'une conscience écologique se développe rapidement dans le Nordeste, sous peine de voir un patrimoine naturel s'avilir ou disparaître dans quelques décennies. Cela risque de prendre du temps: en brésilien, "jeter à la poubelle" se dit "jogar no mato" ce qui signifie "jeter dans la forêt". C'est pas gagné !
Dans le Piauì, pour notre affectation, nous nous attendons à un problème plus urgent encore et plus grand: la disparition rapide de la forêt. L'endroit où nous sommes attendus s'appelle Gilbués. Cet endroit est tristement connu pour être le plus désertique du Brésil (dû à la déforestation).
Aujourd'hui est un autre jour. Peut-être dû à cette chute brutale de température, Séverine est malade. Elle se plaint de symptômes similaires à une angine. Et sa température est de 38, 6 par moment. Cela est toujours inquiétant lorsque l'autre est malade. J'étais malade également il y a quelques jours. Là où nous sommes, la nourriture et l'eau sont bonnes mais partout ailleurs, il y a risque de se choper une bactérie ou autres impuretés. Bref, j'enchaîne les lingettes humides, les prises de températures et les huiles essentielles et j'attends de voir comment l'état de Séverine évolue. Si sa fièvre dépasse 39 degrés, je suis résolu à la prendre sous le bras et à l'emmener au Ponto de Saùde. Malheureusement, j'ai entendu dire qu'ils ne sont pas des lumières et qu'ils n'avaient même pas le matériel nécessaire cas échéant (ce qui est interdit par le gouvernement).
Ada (la propriétaire de la pousada) dit que l'équipe de soin préfère écouter de la musique et boire des bières. Pour cette raison, je ne me presse pas trop à l'emmener là-bas. Cas échéant on ira directement à Macéio à l'hôpital. Et avant l'hôpital, on a des antibiotiques avec nous.
Bon ! C'est un peu l'envers du décor. Jusque-là on vous a peut-être fait envie avec les plages et les caïpirinhas. Mais il faut aussi dire que tout ne marche pas au mieux ici: interruption d'électricité et d'internet quasi tous les jours; carence chronique en eau; hygiène critiquable partout (sauf dans les Pousadas tenues par des européens); corruption +++; et j'en passe.
Sinon, tout va bien. Le moral est excellent. Et nous avons grand plaisir à vivre ce début de périple. Pour l'instant nous souhaitons vivement à tout un chacun de se prendre une année sabatique à l'étranger. Cela permet de réapprécier différemment, peut-être plus intensément chaque minute de vie. Bon allez, je vais changer la lingette et prendre la température de Séverine. A bientôt pour d'autres récits. (Au moment de la parution de ce billet, Séverine est rétablie et va très bien. Ce n'était en effet qu'une angine, forte mais sans gravité. Vive l'huile essentiel de Niaouli)

... boire une caïpi chez Daniela

En bordure de plage, ce restaurant "Chez Daniela", la sympathique patronne d'origine italienne sert des crevettes en veux-tu en voilà, des langoustes et autres produits de la mer que les pêcheurs débarquent chaque jour directement sur la plage. Nous, on va régulièrement chez elle pour regarder le pôr do sol (coucher du soleil) en sirotant une caïpirinha.

... se retourner


... apprendre l'artisanat local


J-Ch : A peine arrivés, Séverine s'est liée d'amitié avec le voisinage et s'est mise à apprendre l'artisanat de tressage de feuille de palmier (ouricuri). Quelque jours plus tard: un magnifique "beauty-case" en résulte. Quelques jours plus tard, elle crée un nouveau motif et donne des cours aux locaux ! Bientôt création d'une industrie de l'ouricuri "Séverine Favre SA" ? Quoique ! Bientôt il faudra trouver un remplaçant au président Lula !
S : Bon, faut pas exagérer ! J'ai fait un peu de tissage et j'ai voulu changer de modèle. Car ici, les femmes font des paniers, des sacs et des sous-plats. Je me suis dit que j'avais envie de faire autre chose. Alors j'ai fait un bête petit coeur en ouricuri et les femmes sont restée pantoises devant ce tissage. Alors je leur montre que c'est vraiement pas difficile à faire...

mercredi 4 février 2009

... se faire des amis poilus

ceux-ci sont du type ouistitis et vivent dans l'arbre en face de chez nous. Nous avons mafois des rapports de bon voisinage !

... "descansar"

... se reposer ! A vrai dire sur la photo j'ai 38.5 de fiève et me remet d'une intoxication alimentaire. Comme quoi on fait dire n'importe quoi aux photos. J-Ch